dimanche, 13 septembre 2009
19) Une grosse peur.
Le 26 novembre 2008, vers 19h30, je partais faire le tri sélectif tandis que ma mère prenait la voiture pour la rentrer avec moi. Au même moment, la fille de « look de chiottes » - voir note n°12: Voleurs et fainéants http://claudiesebastia.hautetfort.com/archive/2008/07/02/... - se gare juste devant moi, près de l'emplacement des poubelles. Au retour, à mi-chemin entre le garage et l'immeuble, 2 adolescents sur un vélo surgissent derrière nous et l'un d'eux crie d'une voix très aigue. Ce cri semblait être une insulte dans la langue de son pays d'origine.
J'ai eu tellement peur que j'ai sursauté et me suis raidie. J'ai été obligée de m'arrêter un moment pour reprendre mon souffle. Je les ai parfaitement reconnus sous la lumière des réverbères. En s'éloignant sur leur vélo, satisfaits, ils se sont retournés pour voir ma réaction. Ma mère a eu moins peur car elle les avait vus une seconde avant.
Arrivées dans l'allée de l'immeuble, je les vois qui rangent le vélo dans le local et s'avancent vers l'entrée. J'ai remarqué qu'ils discutaient et étaient partagés entre l'envie de me regarder de plus près et celle de partir en vitesse...
2 personnes dans le hall de l'immeuble ont l'air d'attendre quelqu'un. Je m'avance vers les 2 adolescents et je laisse libre cours à ma colère, ce qui les a vraiment surpris. En effet, je n'avais jamais riposté aux insultes « habituelles », quand je promenais mon chien ou revenais de faire les courses.
Là, c'est différent.
Les 2 personnes qui attendaient dans le hall craignaient de se retrouver au milieu du conflit.
Ce qu'il n'a pas osé dire à vous ou à ses copains, c'est que j'ai fortement appuyé sur le point faible de celui qui m'a insultée en lui affirmant mon profond mépris pour sa personne. Je leur ai redit mon profond mépris pour eux en ajoutant que leur geste est totalement idiot et inutile.
Je tiens à préciser que je n'exprime mon mépris que pour les personnes qui ne sont capables que de nuire aux autres. J'ai souvent beaucoup discuté avec des personnes d'origines diverses et cela a toujours bien marché.
Ma grosse colère a été à la mesure de la peur qu'ils ont provoquée. Très pâles, ils reculaient vers les escaliers en bafouillant: « arrêtez de gueuler!! » Ma colère ne s'est apaisée qu'à l'arrivée de l'ascenseur d'où plusieurs personnes sont descendues et ont rejoint les 2 autres qui attendaient.
Je note que la fille de « look de chiottes » nous a vues en garant sa voiture. Et elle savait que ma mère irait mettre la sienne au garage. Et c'est justement son neveu qui nous a harcelées par la suite, en compagnie de son copain.
On peut donc en déduire que:
En rentrant, elle s'est empressée de prévenir les 2 adolescents et de les envoyer nous harceler.
Ils nous ont cherchées dans tout le quartier pendant un bon moment. C'est son neveu qui pédalait. L'autre était juché sur le guidon.
Je ne pouvais pas laisser passer cette agression qui risquait, sans réaction de ma part, de recommencer de plus belle.
Comme toute personne équilibrée qui sait qu'on ne fait pas justice soi-même, je n'irai pas plus loin que la colère.
Claudie Sébastia. Le 12/01/2009.
Course poursuite mémorable!
Le 28 janvier 2009, peu après 11h, après avoir réceptionné un colis que nous attendions, je n'ai pas fermé la porte à clé: je devais descendre chercher le courrier. Il était 11h25 quand nous avons entendu des coups précipités sur la porte et un ballon qui rebondit. J'ai aussitôt ouvert pour voir des adolescents descendre les escaliers 4 à 4. En colère, j'enfile mes chaussures et file aussi vite que je peux. Arrivée en bas, je les vois qui détalent comme des lapins. Je prends le temps de faire mes lacets et, pendant ce temps, ils regardent pour voir si je repars. Il y avait environ 30m de distance entre eux et moi, parfois beaucoup moins.
Je cours (si on peut appeler ça courir avec un genou aussi faible!) puis finis par marcher très vite pour tenter de les avoir par surprise et leur parler. A 2 reprises, très surpris que je sois encore à leur poursuite, ils repartent dans l'autre sens pour sûrement se cacher dans le quartier proche du rond - point. Littéralement épuisée par cette filature hors - norme (jamais je n'ai jamais marché à un rythme aussi soutenu et pendant un laps de temps qui leur a sans doute paru très long), je rebrousse chemin par sécurité vers 12h. Je n'ai pas écrit: "j'abandonne."
Après - coup, je m'interroge sur le but véritable de cette course - pousuite. La colère a décuplé mes forces surtout que cela s'est produit une bonne dizaine de fois, sans que je descende. Ces 4 gamins - dont je connais les noms - ont pris les jambes à leur cou car ils se souviennent de la grosse colère après que 2 adolescents du même groupe m'aient fait très peur le 26 novembre 2008. (voir note "Une grosse peur")
Et qu'on ne vienne pas me dire que je les poursuivrais soi - disant avec un bâton: ça ne marchera pas!
Ce blog a vu le jour après qu'un des parents de ces adolescents nous ait accusé de courir après eux avec un bâton... qui n'a jamais existé!
Que ce soit dans 2 jours, 1 semaine ou 1 mois, je serai toujours en colère contre eux comme si c'était aujourd'hui.
Est - ce clair???
Maintenant que leurs tentatives de harcèlement se réduisent inexorablement, adultes et enfants continuent par téléphone.
Qu'ils continuent donc...
Claudie Sébastia. Le 5/02/2009.


21:25 Publié dans Notes persos | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note





























Commentaires
salut
excellente réaction
c'est en montrant que l'on a pas peur que l'on sera moins embêté
bonne journée
Ecrit par : bunny lechti | mardi, 13 janvier 2009
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