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vendredi, 06 juin 2008
11) Mac Gyver, mon chien.

Il y a une vingtaine d'années, la chienne du mari de la fille aînée avait de l'eczéma sur une grande partie du dos. Elle demandait souvent qu'on la brosse et adorait qu'on lui frotte le bas des reins. Avec le recul, j'ai réalisé que ce n'était pas étonnant: elle n'avait jamais de croquettes adaptées à un chien de cette taille, mais uniquement les restes de leurs assiettes, « agrémentées » d'un peu de nourriture en conserve pour chat...
Une fois, en l'absence de la fille aînée, ma mère avait acheté 2 sacs de croquettes pour le chien et 1 pour le chat. A son retour, elle récrimine:
« Qu'est-ce que c'est que ça? Le chat a moins de croquettes que le chien! Tu aimes plus le chien que le chat! »
A cause de son eczéma et de sa grande taille, ma mère avait considéré que le chien avait plus besoin de nourriture adaptée que le chat. Au passage, on peut remarquer que la fille aînée n'a pas daigné remercier ma mère pour ces achats.
Lorsque quelques années après, ma mère a gardé la maison une fois de plus, elle a refusé tout net de s'occuper du chien. C'est la belle-mère de la fille aînée qui préparait le repas du chien et l'apportait tous les 2 jours. Ce repas était préparé avec des légumes du jardin, de la bonne viande sans gras et un peu de féculents. Comme dans le temps.
Au retour de la fille aînée, la chienne n'avait plus d'eczéma.
Pas pour longtemps. Cette allergie avait repris de plus belle avec le menu « restes de repas – conserves ».
Le mari de la fille aînée qui n'aime pas les chats, avait un jour pris le chat de sa fille par la queue et l'avait lâché au-dessus de la piscine. Une autre fois, il l'avait attrapé, toujours par la queue, lâché ensuite pour plaisanter et répliquer comme dans un film qu'il venait de voir: « c'est pas moi! »
La première -et dernière- fois que nous sommes allés les voir avec mon chien, 4 mois à l'époque, (après avoir demandé l'autorisation!) la fille aînée s'est permis de lui donner des tranches de rôti froid juste avant le repas. Elle lui a, à 2 reprises, donné à manger à table malgré nos protestations pour ensuite le repousser violemment et le frapper, prétendant estimer qu'il n'avait pas à quémander lorsque nous étions à table!

Quelques jours plus tard, pour s'amuser, mon chien « chipe » la serviette de table du fils de la maison. Ce dernier se lève et lui court après. Il lui a repris vigoureusement la serviette et lui a donné un violent coup de pied dans le ventre. Le chien a pleuré et lorsque je l'ai défendu, ce fils a répliqué: « mais un chien, c'est rien! »Quelques années plus tard, lorsqu'il est parti travailler dans le Nord, il a acheté un chien pour qu'il lui tienne compagnie. Il l'a ensuite abandonné sans état d'âme lorsqu'il s'est installé avec sa copine...
Tous ces événements prouvent que les animaux de compagnie n'ont pas d'importance ni de place dans la vie de ces personnes.
Durant l'année 2001, peu avant les attentats du 11 septembre, des jeunes, accompagnés de leur chien qui ressemblait à un pittbull, ont essayé plusieurs fois de provoquer mon chien en approchant le leur au plus près du mien. Quand mon chien commençait à sentir l'agressivité de l'autre, je le prenais dans mes bras pour l'éloigner le plus possible.
Lorsque j'en ai eu assez de subir ce harcèlement, et vu ma fatigue, j'ai dit tout haut:
« J'en ai marre! Je vais aller à la mairie, je dépose mon chien à la maison, je lui lave les pattes, et j'y vais tout de suite! ». J'ai joint le geste à la parole.
Cela a suffi à leur faire peur et à les faire déguerpir en vitesse.
Quelques jours plus tard, parmi les quelques jeunes attroupés vers les garages, l'un d'eux a incité son gros chien, -de la race déclarée par la suite dangereuse par les autorités- à s'approcher du mien. Je n'ai pas du tout apprécié ce comportement provocateur. Du moment que ces provocations avaient lieu en l'absence de ma mère, je lui ai demandé de m'accompagner pour que mon chien puisse faire sa promenade tranquillement. Nous avons appelé ça, en rigolant, le « plan anti-pittbull »...
A partir des années 2002 – 2003, l'ascenseur était fréquemment souillé d'urine sur les parois -seul un enfant ou un homme pouvait avoir fait ça- et particulièrement juste après que le chien soit sorti. Ne croyant plus au hasard déjà à cette époque, nous avons pensé que ces méfaits étaient perpétrés dans le seul but de nous accuser de laisser le chien « s'oublier » dans l'ascenseur.
Un soir, alors que ma mère tapissait de journaux le sol souillé de l'ascenseur pour pouvoir sortir le chien, on s'était précipité sur elle en lui disant de le sortir plus tôt pour éviter qu'il « s'oublie » dedans, reprenant les termes d'une lettre reçue par tous les locataires.
Nous n'avions pas tardé à répliquer avec une note affichée dans le hall de l'immeuble par ces termes: « mon chien, 12 ans, même aveugle, est plus propre que certaines personnes qui se réfugient derrière moi ».
L'un des fils d'une locataire de l'immeuble avait ouvert la porte extérieure juste devant moi. Il était sorti comme un fou en faisant exprès d'ouvrir brusquement la porte sur le museau de mon chien, qui a crié de douleur.
Alors que l'ascenseur était en panne, j'ai fait descendre mon chien par l'escalier. Arrivé en bas, n'en pouvant plus, il a uriné sur le sol du rez-de-chaussée. J'ai tout de suite appelé ma mère pour que je puisse sortir mon chien pendant qu'elle nettoyait.
En promenant le chien, distraite par nos problèmes, je n'avais pas remarqué qu'un couple ne pouvait pas passer parce que le chien, au milieu de l'allée, les gênait.
Je leur dis « excusez-moi », ce qui n'a pas empêché la femme de faire cette réflexion désobligeante:
« le chien! Toujours le chien! », ce qui s'est produit à 2 reprises.
Un jour à midi, ma mère me remplaçait pour le sortir. Distraite, elle ne remarque pas que le chien, très pressé, commence à uriner sur le plan incliné à la sortie de l'immeuble. La même lui a fondu dessus alors qu'elle s'apprêtait à descendre la petite marche:
« Il ne faut pas laisser pisser votre chien devant l'immeuble, vous pourriez le faire pisser dans l'eau (une flaque juste à côté), c'est sale quand même, les gens marchent dedans, ce n'est pas propre! Vous pourriez faire attention! Y'en a marre! »
Ma mère commençait à lui répondre qu'elle allait nettoyer, mais cette personne lui a coupé la parole en répliquant, agressive: « je m'en fous! » en reprenant le même discours. Elle est partie à vive allure et en criant.
Le 4 juin 2008 à midi, je revenais de prendre le courrier. Elle a failli me demander des nouvelles de mon chien. C'est un comble!
En 2007, la tentative d'accusation de pédophilie ayant échoué, les adultes impliqués dans cette mascarde se sont rabattus sur lui en ordonnant à leurs enfants de lui lancer le ballon dessus, (comme par maladresse, en jouant) quand je le sortais, que ce soit au début ou à la fin de la promenade. J'ai donc demandé à ma mère de sortir avec moi afin de m'aider à le protéger. Elle s'interposait entre leur ballon et mon chien. Le jouet n'atterrissait plus sur son dos, ce qui s'est produit 2 fois.

Début mai, vers 19 heures, je sortais mon chien derrière l'immeuble. Une résidente, qui sortait elle aussi son gros chien de taille « pittbull » a guidé son chien vers le mien tout en faisant celle qui était entraînée par la force de son gros animal.
Tout dans son attitude était équivoque: je sentais qu'elle poussait son chien à attaquer le mien. J'ai tout de suite décidé de faire un petit détour pour éviter l'affrontement entre les 2 chiens.
Dans la seconde qui a suivi, elle a tiré sur la laisse de son chien et a carrément rebroussé chemin, faisant en sens inverse le tour du bosquet qu'elle avait presque totalement contourné. Cela s'est reproduit une seconde fois, au même endroit. Exactement au même endroit. Ne pouvait-elle pas changer son scénario?
Il y a 3 semaines environ, en entrant dans l'ascenseur, je dis à mon chien d'un ton doux et en ne tirant pas sur sa laisse:
« Allez, Mac Gyver, encore un pas... »
Un grand-père, que je rencontre souvent avec son vélo me dit plusieurs fois: « Doucement, il est âgé !»
J'ai fini par lui expliquer qu'il fallait faire marcher ses articulations, comme nous l'avait conseillé le vétérinaire.
D'autres fois, avant d'entrer dans l'ascenseur, je le prenais dans mes bras parce que je savais qu'il risquait d'uriner devant la porte dès qu'il franchissait le seuil de l'appartement. Une fois dans l'ascenseur, il demandait à être posé par terre.
« Attention, il a mal, faut le descendre! »
« Il a envie d'uriner, je ne peux pas faire autrement ».
« Il a mal, ça se voit, faut le descendre! »
De quoi je me mêle?
Là, je n'ai pas répondu: je n'use pas ma salive pour de telles imbécilités.
Il a recommencé une autre fois. J'ai alors répondu fermement: « JE SAIS! »
S'il avait continué, je lui aurais dit:
« Si je le descends comme vous dites, il va pisser sur vos pompes et là, je ne me donnerai pas la peine de nettoyer, parce que vous faites de l'ingérence. Mêlez-vous de ce qui vous regarde! »
De toute évidence, il me prend pour une imbécile, incapable de s'occuper convenablement de son chien. Pourquoi n'a-t-il pas appelé Brigitte Bardot, 30 millions d'amis, la S.P.A?
Une autre personne, vêtue de façon originale celle-ci, me dit, également dans l'ascenseur, avec un petit rire narquois: « Vous le portez?? »
Je lui ai répondu, offusquée: « Mais... il a 16 ans! En âge humain, ça fait 84 ans! Il est fatigué, il ne peut pas tenir debout, et risque d'uriner dans l'ascenseur. Il a du mal à se retenir. »
Cela s'est reproduit une autre fois en présence d'une autre personne qui a ajouté: « moi, j'en ai bien assez avec le chien de mon fils »

Malgré tous nos soins très attentionnés et ceux du vétérinaire admiratif, mon chien, à 16 ans, est parti dans la nuit du samedi 31 mai au dimanche 1er juin. Nous étions, bien sûr, auprès de lui.
On s'y attendait toutes les deux.
Il était très fatigué. Selon le diagnostic du vétérinaire, il a fait une hémorragie interne.
Vous n'en saurez pas plus sur tout ça.
Après tout ce harcèlement et vos réflexions importunes, nous ne voulons pas qu'il se dise devant nous -ou dans notre dos, comme d'habitude- une seule parole de travers sur les soins que nous avons apporté à mon chien, ni sur notre manière d'être avec lui.
Nous ne voulons pas non plus une seule parole hypocrite de la part de ceux qui nous harcèlent depuis longtemps du genre: «c'est triste» ou: «il doit vous manquer».
Pour la fille aînée, c'est déjà résolu, mais les autres n'ont qu'à bien se tenir:
- les réponses aux personnes désignées seront virulentes.

Dans une prochaine note, je raconterai comment je l'ai élevé et soigné. Pas pour m'étaler ou donner un quelconque conseil, mais pour faire taire les rumeurs que certains ont lancé avec si peu de scrupules à ce sujet.

Claudie Sébastia. le 06/06/08. © Copyright C.S. Mars 2007. «LE blog de Claudie.» Tous droits réservés.
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