dimanche, 13 septembre 2009

1 - C'est pas une vie!

Nous pouvons vous certifier que:

- Les diverses manoeuvres d'intimidation et les menaces ne méritent pas d'être prises au sérieux.

- Ils ne sont pas si dangereux qu'ils veulent bien le laisser croire.

La preuve, c'est que nous sommes encore là avec l'appartement, la voiture et j'ai gardé mon travail jusqu'à la fin.

Pour ma fille, ses projets se réaliseront quoiqu'il advienne parce qu'elle a une volonté inébranlable.

Notre idéal de vie a totalement changé de direction mais il tend toujours autant vers le haut et le beau.

Comme vous le constatez, ils n'ont pas réussi à nous anéantir. Ni nos amis, ni nous. Et ils ne réussiront JAMAIS.



Retour sur le passé.



Année 1960: Une fin d'après-midi, en revenant de l'école, toute la maison est dévastée comme par une tempête: vaisselle en morceaux sur le sol, chaises renversées, lustre en cristal brisé... La personne âgée, debout près de la table, très pâle, accueille sa fille aînée en lui expliquant ce qui vient de se passer: son fils, dépendant depuis toujours, vient de faire une crise de folie violente maîtrisée, comme d'habitude, grâce à la force physique de son mari. Ce n'est pas la première fois que ça lui arrive, et bien sûr pas la dernière.

"Il a dix-huit ans. Il se fait jeune homme. Ca le perturbe". Sa fille aînée a eu droit à des explications approfondies et le dialogue s'est poursuivi longuement entre la personne âgée et sa fille aînée. Contrairement à moi.

Sa fille aînée se faisait un plaisir de me surveiller constamment. Mes rapports avec elle ont toujours été mauvais. Elle décidait toujours tout à ma place et je n'ai jamais pu être indépendante: avoir mes propres amies, mes activités personnelles, mes goûts personnels. J'ai toujours vécu par procuration, tout en refusant totalement cette vie hors norme. Depuis longtemps, je m'étais sentie complètement en dehors de tout ça.

Pendant un trajet en autobus, j'ai longuement discuté avec une camarade de classe en présence de la personne âgée. A la descente du car, celle-ci m'en a demandé la raison. Elle a ajouté: "Tu es bien mieux avec les jumelles et ma fille aînée". De quoi bloquer toute initiative en dehors du petit monde où on m'enfermait...

J'étais seule à me rendre compte du gros problème posé par la présence d'une personne inadaptée, dépendante et complètement asociale dans cette famille. "Il est là, il est là ! Et il faut l'accepter tel qu'il est ! "

Preuve que personne ne voyait la réalité  telle qu'elle était.

La fille aînée encore moins. Elle vivait exactement comme si de rien n'était. Elle acceptait et elle accepte toujours cet environnement néfaste pour tout le monde qu'elle perpétue encore maintenant.

Précoce dans sa petite enfance, vive, joyeuse, bonne élève car sans souci d'audition jusqu'à l'âge adulte. Elle m'a même confié "s'être beaucoup éclatée" avec ses nombreuses amies au collège.

Tout le contraire de moi qui supportais tout le poids de cette situation accablante.

Malgré ma révolte, il a fallu me taire, dès mon plus jeune âge. J'ai toujours refusé cette situation intolérable. Parfois invitée ailleurs, j'ai pu maintes fois constater la différence: à chaque fois, une maison propre et bien rangée avec chaque chose à sa place. Tout y était normal, sans cris, sans violence, avec des personnes sensées et qui savaient vivre. Je devais toutefois subir toutes ces différences sans pouvoir y faire quoi que ce soit.

La personne âgée et son mari travaillaient dans l'agriculture. Il nous était demandé, à leur fille aînée et à moi, de les aider dans des travaux tels que le ramassage des sarments, les vendanges, la culture et la récolte des tomates et des salades. Très jeune les jeudi après-midi, c'était le ramassage des sarments. Un peu plus tard, ça a été les vendanges, où j'aidais la personne âgée à se maintenir au niveau des autres vendangeurs. Vers l'âge de 12 ans, j'ai commencé à avoir très mal au niveau des reins, même pendant les périodes scolaires. Toute cette famille, sans chercher à comprendre, a décrété une fois pour toutes que j'étais douillette.

-"Oh! Toi, tu as toujours un mal en poche!"

J'ai quand même travaillé durant toute une longue période, sans aucun soin jusqu'à ces dernières années concernant ces douleurs incessantes.

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Au fur et à mesure que le temps a passé, ces douleurs se sont considérablement étendues et ont atteint leur paroxysme. C'était tellement intolérable que depuis des années, j'avais énormément de peine à laver ma vaisselle: je ne pouvais plus rester piquée devant mon évier....En 2000, n'en pouvant plus, j'ai été obligée de faire des frais: acheter un lave-vaisselle.

En 2001, les douleurs étant de plus en plus intenses, un traitement médical s'imposait. Un tout nouveau médicament anti-inflammatoire m'a un peu soulagée. Malheureusement, il a été retiré de la vente 2 ans plus tard, considéré comme dangereux.

On ne peut soigner cette maladie, car c'est bien une maladie -handicapante- la spondylartrite ankylosante, stade 4 (et il n'y a que 4 stades!) qu'avec de la CORTISONE. A ne pas oublier une seule fois car quelques heures après, j'ai le dos bloqué de la nuque jusqu'aux hanches! Surtout au niveau des hanches. C'est pour cette raison qu'il m'arrive de boîter.

Récemment, quand je demandais à la fille aînée, par téléphone, des nouvelles de la personne âgée, la fille aînée ne me donnait que des réponses vagues qui n'avaient aucun sens. Si, par hasard, je parvenais à parler personnellement à cette personne âgée, elle stoppait souvent la conversation en prenant le combiné du téléphone: et là, les reproches voilés ne manquaient pas! Il aurait même fallu, à cette époque, se tenir à sa disposition tous les dimanches après-midi, à attendre qu'elle veuille bien nous téléphoner...

Pendant plusieurs mois, elle promettait de m'appeler mais elle n'en faisait rien.  J'étais donc obligée de lui téléphoner... A chaque fois, la réponse était: - "Ah! j'allais t'appeler". Et les conversations étaient tellement longues et vides d'intérêt... A vous décourager de lui donner signe de vie, quitte à ce qu'elle vous le reproche violemment par la suite!

Apparemment, la fille aînée est très, très gentille, très enjouée: douce comme un agneau, gentille comme tout, prétend être très génereuse avec nous, charmante.

En public, quand nous étions avec elle, elle n'a JAMAIS montré sa haine envers nous.

JAMAIS.

En privé, elle s'en donnait à coeur joie!

C'est un genre de caméléon.

Elle inocule à la manière d'un gourou un venin dans l'esprit de ses complices et les personnes les plus influençables et crédules. Ce venin  enlève toute capacité de raisonnement personnel et d'esprit critique chez tous ceux qui se laissent prendre.

Que feriez- vous d'autre, face à quelqu'un qui s'acharnerait à vous pourrir la vie?

La même chose que moi: rompre les relations est la seule solution envisageable et absolument nécessaire.

Raymonde PICAMAL.

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"Les jolies vacances."


Tous les ans, toujours au même endroit, toujours la même chose: les vacances dans cette famille, dans la maison de la fille aînée, dans son jardin, sans jamais en sortir ou très rarement!

Imaginez que vous soyez réveillés par un tintamarre de vaisselle entrechoquée... Et toujours à la même heure!

Quand je descendais pour aller déjeûner, je n'osais pas dire bonjour, ne sachant pas quelle attitude adopter face à cette personne hargneuse et lunatique qui me détestait ouvertement mais jamais en public. J'étais obligée d'attendre qu'elle se calme pour pouvoir oser un timide bonjour. Après, et seulement après, j'avais enfin le droit de prendre mon petit-déjeûner...

Après avoir rangé la chambre avec ma soeur, je devais participer aux activités ménagères avec ses enfants. Une fois par semaine, on allait au Centre Commercial faire les courses. Au retour, elle était stressée et agressive, voulant absolument préparer, seule, le repas pour 7 personnes. Une fois cela fait, nous les enfants, étions chargés de mettre le couvert pour le repas de midi. Exercice très périlleux: si j'oubliais quelque chose ou cassais un verre, gare!

A table, j'étais souvent taxée d'égoïste - sans aucune raison! - et n'étant pas assez démonstrative avec ma mère. De quoi je me mêle! Vers la fin du repas, nous, les enfants devions obligatoirement demander à sortir de table, avec toutes les formules de politesse adéquates... Elle vient de me traiter de tous les noms, et il faut que je demande à sortir de table, en y mettant les formes... J'attends de nouveau qu'elle se calme provisoirement pour avoir des chances que ma demande aboutisse...

Autoritaire, elle n'a jamais manqué de me houspiller à longueur de journée.

L'après-midi, le programme était tout tracé: Devoirs de vacances - dictée - piscine - balançoire  - jeu de cartes, toujours le même! Jamais de sorties. On avait soi-disant tout sur place pour se distraire et se reposer! Abrutissant!


Voilà le programme-type de mes journées de vacances...

Exceptionnellement, sur sa demande à la fille aînée, avec la fille cadette de celle-ci, nous avons fait en tout et pour tout une dizaine de ballades à vélo. Ces sorties ont été les seuls moments d'évasion et nous en avons profité, ma soeur et moi, autant que nous pouvions.

Souvent, la fille aînée faisait la remarque suivante à ma mère: - Ma fille n'a que 8 mois et demi de plus que la tienne! Et c'est la première à l'école... Ca n'a rien à voir avec la tienne!

C'est pas la modestie qui l'étouffe, celle - là! Après un tel traitement, le premier trimestre de l'année scolaire était toujours médiocre, puis ça s'améliorait pour finalement, au dernier trimestre, terminer en beauté...Ce que les instituteurs n'ont jamais manqué de remarquer. Durant un long mois, au contact d'une personne aussi invivable, j'étais angoissée toute la journée. Pour moi, ce n'était pas des vacances! La fille aînée me mettait la pression constamment, surtout  pendant les devoirs de vacances où je me libérais en les bâclant...

Un matin, au moment de faire le ménage, je n'ai pas répondu. Mon geste se voulait protestataire car il ne nous était pas permis, à ma soeur et à moi, de rêver et s'amuser suffisamment comme tous les enfants en ont le droit.Au retour de ma mère, elle lui a  signalé mon indocilité. Cette femme ayant beaucoup d'emprise sur ma mère depuis toujours, il a fallu absolument que celle - ci me réprimande, sinon ce n'aurait été que cris, insultes, critiques virulentes et dispute générale. J'ai largement préféré la réprimande de ma mère, d'autant plus que je venais d'avoir ma part de rêve en me plongeant dans les bandes dessinées durant une bonne partie de la matinée. Cela m'avait permis d'éliminer un peu de stress et de ne pas "péter" les plombs en pensant au reste de la journée qui me restait à vivre.

La fille aînée était très satisfaite du résultat qu'elle venait d'obtenir: je me souviens même qu'elle était très joyeuse et enjouée à table.

Je tiens à faire remarquer, non pour me venger -ce n'est pas du tout le but recherché! - mais pour bien mettre en évidence cette constatation:

les 2 enfants de la fille aînée n'ont aucun diplôme professionnel.

Son fils a été pris après un concours administratif parce que quelqu'un s'est désisté. Donc, ce n'est pas l'un des meilleurs. Quant à sa fille cadette, après avoir arrêté ses études de médecine, elle est considérée comme sans activité aux yeux de la société parce que sans ressources: elle fait du bénévolat.

  • En ce qui me concerne, j'ai un diplôme en poche pour l'instant. Cette bataille est menée pour pouvoir obtenir le deuxième: diplôme d'Etat pour travailler dans le paramédical.

Claudie Sébastia.




Caractérielle et névrotique.


Cette personne avait effectivement beaucoup d'emprise sur moi depuis toujours. Dans ces cas-là, sans qu'on s'en rende compte on se retrouve pris dans un engrenage et on perd toute conscience de la possibilité qu'on a de s'en libérer. Durant tous nos séjours chez elle -et même une fois qu'elle était venue chez moi!- elle intervenait souvent de manière arbitraire, sans même que j'aie mon mot à dire et sur un ton sans réplique, dans l'éducation de mes filles. Elle y trouvait, je l'ai remarqué maintes fois, un immense plaisir.

Ses interventions n'étaient jamais justifiées, que ce soit sur le fond ou sur sa manière de faire, nettement abusive...

Elle est par ailleurs très lunatique, extrêmement colérique et surtout si follement jalouse... Depuis toujours et sans que la personne âgée y voie un seul inconvénient, sa seule préoccupation à mon sujet était de m'imposer ses idées, ses raisonnements arbitraires et surtout à l'emporte pièce. Pour pouvoir me diriger comme elle l'entendait.

Je le répète: quand on est pris dans une spirale pareille, difficile et même pour ainsi dire impossible d'en sortir.

Cette personne, c'est, tour à tour:

- Jean qui rit et Jean qui pleure ;

Jean qui t'aime et Jean qui te déteste.

- Jean qui t'aide et Jean qui te met des bâtons dans les roues;

- Jean qui t'accueille et Jean qui t'oblige à faire le ménage;

- Jean qui te fait confiance et Jean qui te soupçonne, t'accuse, sans preuve, sans aucune raison! Il faut dire que sur ce dernier point, elle nous a montré de quoi elle est capable...

Fin juin 1988, l'une des dernières années où nous avons passé nos "vacances" là-bas, elle m'a téléphoné pour me demander de garder sa maison, extérieurement très grande, apparemment très cossue et pourvue d'une belle piscine. Elle me disait qu'elle ne contenait aucun objet de valeur, ce qui est vrai , mais qu'elle préférait qu'elle soit constamment occupée.  Elle m'a alors déclaré s'absenter pour une quinzaine de jours. J'étais très réticente, mais devant l'insistance de la personne âgée, j'ai fini par accepter. J'ai refusé tout net de m'occuper de nourrir le chien. On ne sait jamais...


C'est donc des personnes venant de l'extérieur qui le feront et c'est tant mieux. A chacun de prendre ses responsabilités. J'en avais moi-même bien assez.

A notre arrivée, elle nous a accueillies comme à son habitude, avec des mots de bienvenue extrêmement exagérés qui tendaient à nous faire croire que nous arrivions au paradis...

Le surlendemain, après nous avoir montré le fontionnement du tableau de commande de la piscine et confié les clés en nous recommandant de bien tout fermer si nous partions dans la journée (!) les voilà partis tous les quatre, nous laissant la responsabilité de la garde et de l'entretien de cette grande maison.

Le premier jour, baignade dans la piscine. Avant, on met le filtre en marche. Bizarre, une fois dedans, on ne sent pas le remous vers la bouche d'arrivée de l'eau. Le père a peut-être modifié quelque chose dans le fonctionnement. On verra demain. Le lendemain, idem. Inquiétant...Je cherche. Je vais regarder cette fameuse pompe. Je ne comprends pas. La baignade est annulée. Le surlendemain, c'est l'horreur absolue, la catastrophe! Des algues se forment à la surface! Définitivement impossible de se baigner. Grosse déception pour toutes les trois. Les deux semaines ne seront plus des vacances, mais un vrai cauchemar, vue la chaleur. La baignade quotidienne tant rêvée "tombe à l'eau", c'est le cas de le dire! On se fait énormément de souci. Que va dire la fille aînée à son retour? Elle nous l'a annoncé pour fin juillet...

Ils reviennent 3 jours avant le jour dit, sans prévenir! J'ai remarqué par la suite qu'elle me faisait cela à chaque fois, histoire de nous déconcerter. Ca l'amusait et en même temps, ça lui donnait une espèce de pouvoir sur nous...

Devant ma stupeur évidente elle m'a lancé:  - "j'ai bien le droit de rentrer chez moi quand je veux!"

Avant même de décharger les bagages, elle se précipite sur la terrasse pour constater l'état de sa piscine. Il fallait la voir courir et tendre le nez! Je n'en ai compris la raison que par la suite...

Là, je précise qu'elle avait été mise au courant par les personnes qui venaient nourrir le chien et que sa question était parfaitement absurde:

- Pourquoi la piscine est sale? Vous ne l'avez pas nettoyée?

- On ne sait pas, Le 3° jour, elle était déjà comme ça. Le 1° jour j'ai mis le flitre en route et je n'ai pas senti le remous vers la bouche d'arrivée de l'eau. Alors, on ne s'est plus baignées.

Elle court vers la pompe, installée dans la cave. Du bruit, des cris. Ca n'annonce rien de bon. Elle remonte, un doigt accusateur pointé vers moi:

- C'est toi qui as fermé les vannes du filtre! Toi ou tes filles!

- Ce n'est pas nous! Claudie ne peut pas descendre la pente de la cave à cause de ses genoux, Irène a peur des araignées et moi j'ai autre chose à penser! En plus, on n'a même pas pu se baigner!  Dis-moi quel avantage on aurait eu à faire ça? Suit une scène de violence verbale qu'il vaut mieux ne pas décrire.

La pompe et le filtre ont selon eux été endommagés par ce sabotage, mais nous n'en sommes pas les auteurs. J'ai appris le respect de la propriété d'autrui à mes filles et j'applique moi-même cette règle à la lettre.

Du moment que ce n'est pas nous, ne serait-ce pas la fille aînée elle-même ?

1) Elle court vers la piscine.

2) elle pose une question dont elle a la réponse, étant déjà au courant de l'état de sa piscine.

3) elle se précipite à la cave "vérifier" les vannes...

PREMIER TEMOIN, PREMIER SUSPECT!

En plus, son tempérament névrotique, sa méchanceté, son caractère loufoque et sournois, tout nous donne la certitude qu'elle est bien l'auteur de ce gâchis: environ 36 mètres cubes d'eau qu'il a fallu vidanger, nettoyer tout le circuit plus la réparation éventuelle de la pompe et pour finir, remplir à nouveau la piscine...

Son esprit diabolique n'a pas de limites...

C'est comme ça depuis toujours et jusqu'à aujourd'hui.

Durant le mois de juillet 2001, je suis allée aider la personne âgée.

Cette fois-ci, la fille aînée n'a pas osé "me confier" sa piscine. De toute façons, j'aurais refusé de m'y baigner en son absence. Par conséquent, sa piscine n'a pas servi de la semaine. Quand elle est revenue, elle l'a retrouvée telle qu'elle l'avait laissée, c'est - à - dire même pas couverte mais toute propre: l'eau était toute claire, sans algues...

En outre, la personne âgée m'a raconté quelques années plus tard qu'en mon absence, le miroir de la salle d'eau s'était descellé, était tombé brusquement sur le lavabo et s'était brisé. Réaction spontanée de sa fille aînée:

- "si Raymonde avait été là, on l'aurait bien accusée!"

Preuve qu'il est facile pour elle de nous accuser de tous les défauts, de toutes les turpitudes et de tous les méfaits possibles et imaginables...

Et elle sait très bien que c'est elle la véritable cause de tous les problèmes!

Raymonde PICAMAL.

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Eté 2001.

En août 2001, après avoir réussi mon examen - sans ordinateur!! - je suis partie aider cette personne âgée et sa fille aînée. Pendant une dizaine de jours, j'ai aidé cette famille, moi qui m'étais promis de prendre un repos bien mérité parce que j'ai réussi mon examen à la force du poignet...

Chaque jour, je faisais bien le ménage - malgré mes douleurs au bras gauche! - et laissais toujours la maison de la personne âgée très propre et qui sentait bon les produits de nettoyage. Chaque fois, la fille aînée, gênée, n'osait pas me regarder.

ELLE SAIT TRES BIEN QUEJE SUIS PROPRE. ET MEME BIEN PLUS PROPRE QU'ELLE!  ELLE S'EST SERVIE DE SON IMAGE "PRESTIGIEUSE" POUR NOUS ATTRIBUER UNE SALETE QUI N'EST ABSOLUMENT PAS A NOUS. ELLE SAIT TRES BIEN QU'ELLE VOUS MENT ET A QUI EST, EN REALITE, CETTE SALETE.

Tous les après - midi, la règle était de jouer à un jeu de société, toujours le même...

Durant ces 15 jours, sa fille aînée m'a fait "confiance". Vu que dans le passé,  j'étais, selon elle, une égoïste, la confiance qu'elle m'a "accordée" était toute relative...  Elle tenait quand même à vérifier que le ménage "avait été fait" (mais sans plus).  C'est tout le contraire de ma mère: lorsque je lui dis " j'ai fait le ménage", elle sait qu'elle n'a pas besoin de regarder à la loupe...

Jusqu'à il y a très peu de temps, la fille aînée ne se servait pas de son aspirateur, sauf pour ôter la poussière sur le canapé du salon... Pour le sol, balayage et serpillière...

Pour les meubles, hors de question de se ruiner en dépoussiérant: une ou deux brèves vaporisations suffisent amplement, à son avis, pour toute une pièce... Laver la salade dans un évier mal nettoyé ne lui pose pas de problème!  Et laver sa vaiselle (avec un tout petit peu de produit, tout de même) dans un évier mal nettoyé, non plus! Combien de fois m'a-t-elle rabrouée parce que je lavais l'évier avant de laver la vaisselle??

"Ca ne sert à rien!", me disait-elle en m'expliquant que: "le produit vaisselle lave l'évier en même temps que la vaisselle!"

Elle lave la poubelle de la cuisine dans l'évier puis l'essuie avec le torchon. Elle le remet à sa place pour ensuite s'en resservir... pour essuyer la vaisselle!

La plaque de cuisson et la hotte sont gratifiées d'un simple coup de chiffon humecté de produit. Si les petites tâches persistantes en veulent, qu'elles approchent!!

Avez - vous envie de manger une salade fraîche (mais lavée dans un évier à la propreté douteuse) et d'un steack hâché pas très frais?? Alors tous à table pour une bonne indigestion!

Pour faire les lits, c'est très simple: elle ne se casse pas la tête... Elle met un drap house sans protège - matelas (étant donné qu'on transpire à cause du climat, je vous laisse imagnier l'état du matelas!)  et fait son lit le matin sans secouer les draps ni les aérer!

Il aurait fallu que je revienne à Noël 2001 comme la fille cadette de la fille aînée me l'a fait comprendre:

"Tu es la seule qui ne travaille pas! Tu es donc libre et tu peux venir aider cette personne âgée, quand même..."

Ce à quoi j'ai répondu avec une colère à peine contenue:

" Je ne travaille pas parce que je dois absolument me faire opérer! Donc je ne suis pas libre, d'accord? Si ça ne te plaît pas, c'est pareil!"

Quand je repense à tout ce que j'ai fait pour tenir la maison propre avec un état de santé déplorable, je me dis que c'est de la folie...

Claudie SEBASTIA.


medium_femmes_de_menage.gifMa conception du ménage.

La chasse à la poussière se fait, selon moi, avec beaucoup de produit dépoussiérant et ce, toutes les semaines. Tous les jours, balayage, lingettes anti-poussières (qu'est ce qu'on ramasse comme poussière!), et nettoyage des sanitaires, serpillière plusieurs fois par semaine sauf dans la cuisine:  là, tous les jours. Aspirateur passé consciensieusement toutes les semaines, plus serpillière partout avec l'eau changée pour chaque pièce.

Je mets un protège - matelas et un drap housse pour tous les lits. Le matin, j'enlève et secoue bien tous mes draps et ce, en ouvrant la fenêtre pendant un bon moment.

Le reste de la maison suit le même traitement et il n'y a pas de "bestioles", hein!


Raymonde PICAMAL.


medium_menage_maison.gifMa mère m'a appris à bien faire le ménage et j'ai toujours procédé de cette manière. D'ailleurs, lors d'une visite inopinée et très incorrecte, l'un des couples d'un groupe de personnes dont elle faisait encore partie il y a trois ans, a pu aisément constater que la maison est archi-propre. Et elle l'est toujours! Mais ce n'est pas une raison pour passer à l'improviste: le savoir-vivre et le respect, ça existe!!!

Pour la fille aînée, l'essentiel, c'est que tout ait l'apparence de la propreté. Elle met si peu de produit que la saleté est toujours plus ou moins présente.  A croire qu'elle déteste l'odeur des produits de nettoyage...

Claudie SEBASTIA.










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